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Publié le par Jane

INFO, le 23 mars 2009

Actualité

CHU

Controverse autour des expériences sur les singes

C'est un débat qui n'a pas fini de diviser et de susciter des polémiques.  La recherche médicale et le progrès scientifique justifient-ils l'expérimentation animale?  Une vraie question éthique et philosophique, en fin de compte.  Plus les sujets soumis aux expériences sont évolués, plus ils nous ressemblent, et plus la question peut paraître cruciale.  C'est le cas à Clermont-Ferrand où une animalerie spécialement consacrée aux primates fonctionne depuis quelques mois, après accord du Conseil municipal, prenant ainsi le relais d'une ancienne structure de l'INRA.  Côté réglementaire, rien à redire:  le laboratoire a reçu toutes les autorisations administratives et vétérinaires indispensables.  "Le métabolisme du singe est proche de celui de l'être humain.  Dès lors, il est régulièrement utilisé dans le domaine de la recherche pharmaceutique.  Les médicaments les plus récents sont généralement testés sur les primates.  A Clermont, les recherches portent essentiellement sur la maladie de Parkinson", explique le Docteur Franck Durif, chef du pôle neuroscience (RNDD) au sein du CHU et qui anime une équipe de recherche sur la maladie de Parkinson. 
Absorbtion de médicaments
Et c'est ainsi que douze macaques sont aujourd'hui l'objet de diverses expériences à l'intérieur d'une des animaleries du CHU.  Disposés dans une volière, conformément à la législation européenne, les primates sont contraints d'absorber régulièrement des médicaments parkinsoniens afin d'étudier leur comportement.  Avec pour conséquence, de possibles troubles ou modifications du caractère.  "Les sujets proviennent d'élevages spécialisés", précise Franck Durif.  Et de poursuivre:  "Vu leur coût, nous faisons tout pour que les singes vivent le plus longtemps possible.  Chaque année, une visite vétérinaire règlementaire se déroule.  Le reste du temps, un vétérinaire libéral s'occupe de la santé des animaux."  Toutefois, le médecin n'exclut pas le recours éventuel au sacrifice d'un singe pour évaluer l'état de son système nerveux tout en ajoutant:  "Une telle pratique n'a encore jamais eu lieu au sein de notre structure."
Chape de plomb
Depuis qu'ils ont appris, un peu par hasard, l'existence de cette animalerie-primates au CHU, l'association de protection des animaux "Les Vaches rouges" (en rapport à la robe des salers) a décidé d'en faire un de ses chevaux de bataille.  Tout en avançant sur la pointe des pieds car il règne comme une chape de plomb autour de ce dossier sensible.  "Nous avons peu de renseignements, peu d'informations et pas d'explication.  Impossible, en effet, de rencontrer les responsables", avoue Jane Hendy, la créatrice des "Vaches rouges".  Déjà, l'association clermontoise a été rejointe dans son action par deux structures nationales, "Antidotes", une association à connotation scientifique, et la F.L.A.C., tout en recevant l'appui d'une organisation italienne anti-vivisection.  Selon Christine Bertrand, elle-même membre des "Vaches rouges":  "Ce qui me choque, c'est l'atmosphère de secret qui entoure cette histoire.  De l'argent public est investi dans ces expériences.  Dès lors, le citoyen n'a-t-il pas le droit de savoir ce qui se passe?"  Confirmation de l'opacité de la démarche:  si le docteur Franck Durif a accepté de répondre à nos questions, nous n'avons pas obtenu le droit de visiter l'animalerie ou d'y réaliser des photos pour nos lecteurs.  Un manque de clarté qui ne peut que nourrir les interrogations.
Au-delà du cas clermontois et du sort des primates, les associations animales entendent élargir le débat autour de l"expérimentation sur les animaux.  "N'existe-t-il vraiment pas d'autres méthodes?"  suggère Christine Bertrand.  Franck Durif, pour sa part, est formel:  "Si l'on pouvait remplacer les animaux par des tubes à essai, alors nous le ferions.  Non seulement par respect des êtres vivants mais aussi pour des raisons économiques.  Car les animaux de laboratoire coûtent chers..."
En ce qui concerne les singes du CHU, leur sort est donc entre les mains de l'équipe clermontoise de recherche sur la maladie de Parkinson.  Et sans vouloir trancher le débat, pourquoi ne pas leur garantir, après qu'ils aient servi de "cobayes", une retraite "heureuse" dans un refuge pour animaux de laboratoire en fin de vie?  Des établissements de ce genre existent, en effet, dans différents pays européens...  Et un tel épilogue ne pourrait qu'apaiser les tensions, réconcilier les uns et les autres.  Fût-ce provisoirement...
Marc FRANCOIS.
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A
<br /> @ croizat<br /> <br /> Vous semblez bien me connaître ( je ne parle qu'en mon nom ) : en effet , je ne me déplace jamais sans ma batte de base-ball ( gonflable , c'est plus discret ) et d'un cocktail Molotov ( très<br /> pratiques , ces sachets d' essence déshydratée - c'est nouveau , ça vient de sortir ! - ) .<br /> <br /> Vous avez raison , je suis violent : je ne prive pas des animaux de leur liberté pour leur infliger des traitements cruels et/ou mortels comme le font les expérimentateurs civilisés , et ceci pour<br /> des raisons qui dépassent votre nombrilisme et qui relèvent de la morale ( de l' éthique , dit-on , ça fait plus savant ) .<br /> <br /> En effet , je trouve immoral de faire payer à des animaux des fautes ( comportementales ou génétiques ) dont ils ne sont absolument pas responsables .<br /> Si je développe un cancer du poumon ( je suis fumeur ) je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même : conscient des dangers du tabac , je n'ai qu'à arrêter de fumer .<br /> Si je développe ( ou suis atteint ) d'une pathologie héréditaire , je ne m'en prendrai qu'aux lois qui régissent mon patrimoine génétiques .<br /> D'autres comme vous trouvent naturel et évident de faire payer le prix des conséquences des comportements humains et du hasard aux animaux ...<br /> Si quelqu'un est un jour dans une situation financière telle que son existence est en danger , nul doute que vous trouverez naturel et évident qu'il vous vole , même si vous êtes totalement<br /> étranger à ses difficultés ...<br /> <br /> Comme vous n'êtes pas ignorant , vous savez donc que je suis opposé à toute expérimentation animale et que je ne me plains nullement de l'absence de tests des vaccins et des médicaments sur eux ,<br /> pour les raisons exposées plus haut , et d'un point de vue scientifique ici :<br /> <br /> http://www.proanima.fr/notre-argumentation-scientifique/notre-argumentation-scientifique.php<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Le débat ne porte bien sûr pas sur le choix entre expérimentation humaine et animale... d'ailleurs l'expérimentation humaine existe elle aussi.<br /> 1 - Le débat porte sur la légitimité du secret. Est-il normal que des expérimentations faites avec de l'argent public restent confinées dans des laboratoires inaccessibles aux citoyens qui les<br /> financent?<br /> 2 - Le débat porte également sur la pertinence du choix de l'expérimentation animale. Comment être certain que celle-ci est nécessaire et qu'il n'y a pas d'autres moyens disponibles, alors même<br /> qu'il est impossible de savoir quel est l'objet exact de cette expérimentation? Comme toujours le secret ne fait que renforcer la suspicion. Les scientifiques auraient tout intérêt à davantage<br /> communiquer, ce qui permettraient de mieux faire comprendre les enjeux de leurs recherches.<br /> 3 - Enfin, plus largement, il n'est jamais bon de considérer que faire des expériences sur des êtres vivants, y compris quand il s'agit d'animaux, est normal. Quand on en vient à traiter des<br /> animaux comme des choses, c'est que l'on oublie la différence entre un être qui peut souffrir et une chose qui ne le peut pas.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Il est prudent de réserver la visite de l'animalerie aux seuls sces vétérinaires pour éviter les débordements de la part d'igorants violents !<br /> Ceux qui sont contre ces études inévitables devraient "préter" leurs parents pour ces mêmes études.....<br /> Ce sont les memes,qui se plaignent que les médicaments ou les vaccins ne sont pas assez bien testés.....alors stop aux conneries !<br /> <br /> <br />
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