Témoignage
Mercredi nous étions deux à tracter devant la faculté de médecine. Voici le compte-rendu d'Hélène:
Ce mercredi 20 janvier 2010, Mme Hendy et moi-même avons tracté devant la fac de médecine pour la cause des macaques destinés à l’ expérimentation animale. Nous avons alors rencontré une étudiante, avec qui nous avons pu un peu discuter.
Elle nous a dit qu’ elle étudiait depuis 4 ans à la fac de médecine. D’ emblée, elle nous a montré sa sympathie pour notre cause, mais elle nous a raconté que malheureusement la plupart des étudiants étaient pour la plupart favorables à l’ expérimentation animale. Les jeunes pensent, encore à notre époque, que celle-ci est un mal nécéssaire, qu’ il vaut mieux par précaution réaliser les tests sur les animaux plutôt que sur les humains, même en ce qui concerne les tests pour les cosmétiques ( moi qui pensais que ceux-ci avaient de plus en plus mauvaise presse, j’ ai quand même été surprise de cela…). Bref, nous constatons donc amèrement que les mentalités n’ ont pas tellement évoluées depuis des décennies, du moins dans ce milieu là. Notre étudiante quant à elle est plutôt adepte de l’ expérimentation sur l’ être humain, si celle-ci est volontaire et rémunérée, et déplore l’ exploitation des animaux par l’ homme qui n’ ont malheureusement eux guère le choix.
Elle dénonce également le caractère inutile de toutes ces expérimentations animales dans sa filière Nutrition, puisque celles ci sont très répétitives au fil des ans, et qu’ elles ne leurs serviront guère dans l’ exercice de leurs futurs emplois.
Notre étudiante a d’ ailleurs voulu remédier à tout ce gâchis en prenant l’ initiative d’ en discuter avec les professeurs, et en leur soumettant l’ idée de réaliser une bonne fois pour toute une vidéo de toutes ses expériences, qu’ ils pourraient ensuite utiliser pour toutes les générations d’ étudiants au fil des besoins. Cette idée qui me semble issue du bons sens même, n’ a apparemment pas trouvé d’ echo favorable auprès des décideurs…
Enfin, la demoiselle a ajouté que certaines de ces expériences, en plus d’ être inutiles et barbares pour les animaux, sont traumatisantes pour les étudiants eux-même. Elle parle même de « torture psychologique ». En effet, il est par exemple demandé aux étudiants de s’ occuper d’ un rongeur ( souvent des rats) pendant une certaine période, de le nourrir, en prendre soin, puis de le tuer et de prélever ses organes pour étudier son anatomie… Plutôt dur de devoir sacrifier un animal auquel on s’ est attaché… Heureusement dans ces cas là ils les tuent proprement , en les anesthésiant d’ abord puis en les décapitant. Par contre ils peuvent également réaliser d’ autre expériences où l’ animal est maintenu vivant mais où on lui injecte quantité de substances nocives pour étudier sa longue dégradation physique… Etant donné que les étudiants de cette filière n’ ont pas la fonction de chercheurs agréés, on peut se poser là encore la question de l’ utilité de ce genre d’ expérience…
Et pour finir elle nous a raconté que certains étudiants de la fac de médecine entendaient parfois les chiens hurler à la mort…( ce qui m’ a été confirmé par d’ anciens étudiants également).